RÉSUME

Deux bonnes, Claire et Solange, jouent un étrange rituel : Claire se prend pour Madame et Solange se prend pour sa soeur Claire. Les injures, la haine sont les ressorts de ce jeu qui mène au simulacre d’étranglement de Madame-Claire par Solange-Claire.
Cette fois-ci, cette cérémonie, telle qu’elles la nomment, a une saveur particulière. Claire a écrit des lettres dénonçant l’amant de Madame, qui a conduit Monsieur en prison.
Mais la machine se grippe quand un coup de téléphone de Monsieur apprend sa libération.
Madame, de retour chez elle s’abandonne à son exaltation, à sa folle équipée en prison. Les bonnes, malgré elles, avouent l’appel téléphonique de Monsieur. Madame s’envole, ivre de joie, retrouver son amant.
Les 2 bonnes restent seules ; elles reprennent petit à petit leur simulacre et le jeu devient mortifère jusqu’au suicide de Claire.
Solange à Claire:
« S’aimer dans le dégoût, ce n’est pas s’aimer. »
Claire à Solange :
« Et ces gants ! Ces éternels gants! »
Solange à Madame-Claire :
« J’arrange votre chute d’amour!»
Solange à Claire:
« Mon jet de salive, c’est mon aigrette de diamant.»

NOTE D’INTENTION

Cette pièce mythique de Jean Genet nous oblige à nous questionner sur certaines valeurs : le rapport dominant-dominé, la bonté « je suis bonne-je suis la bonne », le meurtre, la haine et les ressorts qui y conduisent. Constamment, il nous montre l’envers de nos « bons » sentiments.
Jean Genet dévoile les faces sombres de l’être humain. Dans ces forces obscures, il cherche la lumière et c’est alors qu’éclate la souffrance que chacun porte et qui conduit à des actes inhumains.
C’est un conte, nous redit à plusieurs reprises Jean Genet. Nous sommes dans l’univers mental de ces deux femmes. Le texte est très puissant et la mise en scène sera légère, comme le jeu des comédiennes.

scenographieSCÈNOGRAPHIE

Un grand miroir, un mannequin double face, un paravent, des grands voiles, du grillage et du barbelé pour souligner à la fois leur quête absolue d’amour et la haine qui les ronge. Les lumières circonviendront les espaces et créeront l’univers du conte.

MISE EN SCENE DE VERONIQUE COSTA

Après une formation en conception-réalisation-multimédia à l’université de Censier, Paris VI, Véronique Costa travaille comme assistante de réalisation avec Y.A. Hubert pour Catherine de Médicis en 1986, film produit par Antenne 2 dans lequel elle joue également.
Comédienne dans différentes pièces de théâtre et films, elle se tourne bientôt vers la mise en scène avec la Compagnie Lunes de mai, à l’université de Paris VI, VII.
En 2002, elle crée la Compagnie des lumières, avec laquelle elle obtient plusieurs succès (Les femmes savantes, Au bord de la rime). C’est le début d’un partenariat avec la ville de Clichy-la-Garenne, qui perdure à ce jour. Véronique Costa anime par ailleurs de nombreux ateliers avec des publics variés : jeunes, scolaires et adultes à Paris et en Ile de France.

LES COMEDIENNES

 

MADAME
isabelleFormée au Cours Simon puis à l’Atelier Frédéric  Jacquot, Isabelle Montoya trouve sa voie très jeune. A 19 ans, elle devient l’assistante d’Anthéa Sogno qui met en scène Ciel! Mon Feydeau! à la Michodière. Elle tourne pour la télévision sous la  direction de réalisateurs comme C.Douchand, D. Le Pêcheur ou encore P.Sisser. Au théâtre, elle joue dans Mentir, y a qu’ça d’vrai!, une pièce de J.Touzalin, mise en scène par J.P.Bazziconi à Paris et au théâtre des Béliers. Puis  elle interprète le rôle de  Sacha dans Ivanov, de Anton  Tchekhov, mis en scène par Y.Garouel, qui la dirigera à  nouveau l’année suivante à la Manufacture des  Abbesses dans Thérapie anti-douleur de Laura Forti.

CLAIRE

anne_sophieAnne-Sophie Picard suit une formation de trois ans aux cours Florent. Menant de front les collaborations artistiques et ses études, elle se forme ensuite au studio Pygmalion et dans la classe supérieure du QG. Elle tourne dans plusieurs courts et long-métrages, prête sa voix dans différentes réalisations radiophoniques. Au théâtre, on peut la voir dans le monologue Un pianiste pour Mimosa, mis en scène par S.Surménian ou tout récemment dans Fais moi une place, mis en scène par A. Michineau.

SOLANGE

laetitiaFormée au théâtre régional d’Orléans,  Laetitia Vercken reçoit le prix Olga Hortstig 2005 et  continue sa formation aux cours Florent. Ayant joué Les Bonnes en 2008 dans une mise en scène d’H.A. Eustache, elle aborde aujourd’hui le rôle de Solange avec le recul, la connaissance de la pièce et de nombreuses nouvelles collaborations derrière elle. En effet, tournant pour des court-métrages et publicités, elle a également joué dans La cruche cassée (théâtre de l’Odéon) mis en scène par T.Bouvet et Comme il pleut (Avignon), mis en scène par A.Berlioux cette année.